Je ne sais pas d'ou il vient mais je l'ai trouvé très bien, je vous le met :
Son handicap, on ne doit pas le porter comme une étoile jaune.
Pas plus qu'on ne doit le porter en bannière.
Mais le ressentir comme une force intérieure, qui fait avancer.
Oui, avancer, même en fauteuil, même sourd, même aveugle. Avancer dans sa tête.
Et surtout ne pas être aimé "pour" ou "grâce" à son handicap, ce qui serait alors, au mieux de la compassion, et au pire de la pitié. Mais sûrement pas de l'amour.
Etre aimé pour ce qu'on est à l'intérieur de soi.
Devenir handicapé n'est pas une fatalité; respecter la différence c'est savoir vivre...
On ne choisit pas de naître ou de devenir lourdement handicapé...
Face aux imprévus, puissants et misérables sont logés à la même enseigne...
Les personnes handicapées ne sont pas des citoyens de seconde zone, des fantômes qui s'agitent les soirs de pleine lune, des exclus qui se contentent des miettes des fruits de la croissance. Ce sont des acteurs de la vie politique de ce pays, leur parole est incontournable ils ont beaucoup à dire sur la façon dont notre pays organise la solidarité nationale